La CNIL a lancé le 11 mai 2026 un plan d'action sur les lunettes connectées, dispositifs équipés de microphones, caméras et souvent connectés à un système d'intelligence artificielle.

Un sondage CNIL mené du 22 au 29 janvier 2026 auprès de 2 128 personnes révèle que 67 % des Français considèrent ces dispositifs comme un risque pour la vie privée.

Deux risques principaux identifiés.

Captation invisible de tiers : difficile pour les personnes filmées d'identifier les lunettes comme connectées, contournement implicite du droit à l'image (Code civil article 9) et du Code pénal (article 226-1, jusqu'à 45 000 € d'amende).

Risque de surveillance généralisée : multiplication possible des capteurs dans les espaces publics et privés, autocensure des comportements.

La CNIL recommande aux utilisateurs : informer les personnes à proximité, désactiver les fonctions de captation hors usage, obtenir le consentement avant publication d'images, éviter les lieux à fort degré d'intimité. Travaux à venir au niveau du Comité européen de la protection des données (CEPD).

Sujet à intégrer dans la cartographie RGPD des structures qui équipent leurs salariés ou autorisent ce type d'équipement sur le lieu de travail.